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Nid2tic
16. sept.
2013
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3

Centrafrique : Bangui la ville poudrière

Dit-on qu’au pays des aveugles, le sourd est roi parce qu’il voit ? En Centrafrique, l’homme armé est tout simplement un dieu, il a entre ses mains le pouvoir d’arracher la vie et pour sa grandeur, il réclame tous les honneurs. Puis que tout humain rêve d’être Dieu, à Bangui tout le monde ou presque s’offre une arme. Ce cas de figure perceptible dans plusieurs pays d’Afrique et du monde semble la cause des multiples conflits armés et des commerces incontrôlés et répandus des armes de tout genre. Ici, les mauvaises habitudes ont fait des Centrafricains les premiers garants de leur propre sécurité. Chacun se protège donc à sa manière et c’est devenu une mode de s’auto-protéger au pays de la bannière aux cinq couleurs.

L’épisode Seleka, le plus sombre et triste des  interminables feuilletons meurtriers des crises militaro-politiques de la République centrafricaine, bien plus qu’un trait dans l’histoire, est incontestablement le jalon d’une perte d’identité de la sécurité publique.

Bienvenue dans la cité de la loi du plus fort

La capitale centrafricaine, en proie ces vingt dernières années aux crises militaro-politiques ayant donné naissance aux incalculables et incontrôlables groupes armés, serait devenue le sanctuaire des bandits aux mains armées. Les rues et maisons de Bangui sont bien plus remplies d’armes que les poudrières de l’armée nationale devenue inexistante depuis le début de la trilogie Seleka-Bozizé, est-il juste de décrier, quand on sait qu’à chaque coin de rue et dans bien plus d’une maison, il ne semble pas une surprise de trébucher sur une Kalachnikov, une cartouche de pistolet ou tout simplement sur un effet militaire devant normalement ne pas avoir sa place là. Tout le monde possède une arme, tout le monde veut faire parler la poudre et tout le monde a sa propre loi à Bangui. Les violences armées rythmeraient le quotidien des Banguissois au point que certains quartiers se sont vidés de leurs habitants. Les récentes violences perpétrées dans le quatrième arrondissement notamment à Boy-Rabe ont occasionné le départ de nombreuses familles vers d’autres quartiers jugé moins violents. Or, aucun quartier de Bangui n’est épargné par ces violences, comme le témoigne les cas de braquages et de bagarres.  Ces violences sont le plus souvent signalées aux alentours des bars dancing et les marchés. Jeudi 12 septembre 2013 une des effroyables scènes de braquage se déroule dans le 1er arrondissement : un véhicule de l’Organisation des Nations unies pour l’Enfance (Unicef), à bord trois hommes et une dame. Le véhicule stationné à l’entrée du marché de Saïdou est réquisitionné de force. Les habitants des quartiers Sica I, Saidou et ceux des alentours se font involontairement témoins de cette abominable scène ayant effrayé les spectateurs et faisant de la dame à bord, l’unique blessée de cette nouvelle action des hommes forts de Bangui. Voitures volées, maisons pillées et passants braqués. Sortir son nez dehors ou traîner à des heures avancées dans la nuit est le pire des châtiments que l’on peut infliger aux Centrafricains en ces temps. Christ, un voisin de quartier et boutiquier, me confirme au lendemain du braquage à Sica : « Il n’y a plus de discrétion maintenant pour ces assoiffés de tout. Ils braquent et tabassent à coup de ‘’Albatacha’’ qui ils veulent… » Mais faisant de cette situation ma préoccupation, j’aimerais bien savoir  si ces violences à Bangui ont pour unique auteur les Seleka ?

Cartographie des violences armée : les violences dépeignent Bangui

 J’ai promené mon regard et reparti selon les zones urbaines à éviter les quartiers de Bangui, reconnus très fréquentés par les ressortissants de la coalition rebelle Seleka au pouvoir. Cette cartographie fait un état des lieux du degré atteint par les violences armées depuis le lendemain du coup de force du 24 mars 2013.

Insécurité à Bangui
Cartographie de la violence à Bangui.

 Si l’on se croise sur le territoire centrafricain, ne me demandez pas de soulever mon tee-shirt, comme tout le monde, j’ai décidé de me protéger.

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30. août
2013
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Centrafrique : à chacun son coup d’Etat

Dit-on qu’un peuple malheureux fait de grands artistes ? Si tel est le cas, l’art de gouverner devrait naître dans le rang des malheureuses victimes faites par les mains des politiques centrafricains. Si tel est vraiment le cas avec tout ce qu’on vit, l’artiste qui devra gouverner les jours prochains de mon pays serait déjà né.

Monument du libérateur
Monument du libérateur Bangui

J’ai entendu dire qu’en Centrafrique il serait facile de prendre le pouvoir ? Qu’il suffirait juste de s’allier avec une nation militairement plus forte pour fomenter un coup d’Etat ? Avec tous ces followers , amis et likers que j’ai sur les réseaux sociaux, je ne vois pas pourquoi je ne ferai pas le mien ? Enfin, j’ai décidé de faire un coup d’Etat comme tous ces politiques centrafricains pour ‘’sortir mon peuple de la souffrance’’. A chacun donc son coup d’Etat, moi j’ai décidé de faire le mien via mon blog et ‘’Sauver le peuple’’  des dents de ces politiques affamés. Appelez-moi désormais Monsieur le Président, en attendant que je ne sois comme eux, élu par acclamation…

Mon premier discours à la patrie

Messieurs et dames de la mauvaise gouvernance votre mascarade a tant duré.

Si pendant cinquante et trois ans, le peuple s’est tu et vous a laissé faire, c’est parce qu’il n’y avait personne pour défendre sa cause.

Messieurs et dames de la mauvaise gouvernance, nous sommes en 2013 et le monde est témoin de vos manœuvres. Une voix s’élève du camp du peuple pour enfin vous dire NON, sur tous les lieux NON.

Messieurs et dames de la politique hypocrite, c’est du camp du peuple que l’inspiration de ces mots, a lieu et vous demande de rendre le pouvoir à ce peuple martyrisé, battu et violé.

C’est au nom de cette jeunesse, tuée à Boy-rabe, Boeing et aux quatre coins de la République centrafricaine que cet écrit s’adresse à vous.

Attristé par vos comportements inhumains, par les tueries répétitives, par votre silence complice, par votre manque de respect à l’égard du peuple ;

Motivé par le fait que le peuple représente 99% et que vos camps divisés de politiques opportunistes se disputent encore les 1% ;

Convaincu que l’avenir du peuple ne se décide que par le peuple lui-même,

Messieurs et dames de la mauvaise gouvernance, que vous soyez du camp des traitres des lendemains des indépendances, que vous soyez du camp des hommes qui n’acquièrent le pouvoir que par les armes, que vous soyez du camp de ceux qui se taisent pour remplir leurs ventres avec le sang du peuple, l’heure est venu de comprendre que le temps de vos manèges est révolu.

Nous reprenons le pouvoir que nous vous avions confié et que par ingratitude, par égoïsme et par fourberies, vous avez retourné pour faire de nous vos plats préférés, épicés de nos sangs, sueurs et larmes.

Ce discours s’adresse à cette génération débile qui n’a donné à son peuple, aucune identité culturelle, aucune armée, aucun avenir.

Ces paroles représentent notre défense contre ceux qui font du peuple, les cibles de leurs armes.

Ces mots interprètent la douleur que nous ressentons quand, nos sangs remplissent vos barils de vin. Ces mots sont notre identité perdue à la cause de vos querelles impubères.

Nous sommes :

la fille et le fils de Yassi et de Kossi, la nièce et le neveu de Karinou et de Béko, nous avons appris à lire et à écrire à l’école Saint Charles et au CEG de Boda, de Mongoumba et de Kabo nous avons des cousins et cousines qui s’appellent Djamal, Mariam, Bilal ou Alima nous sommes nés à Yaloké, Zinga et Bandoro et nous avons grandi à N’délé, Sido et Grimari. Aujourd’hui, pour vos intérêts égoïstes, notre diversité culturelle et la richesse de nos terres risquent bien fort de ne pas nous profiter et ne profiteront pas et nos enfants.

Pour ne point nous laisser faire, nous avons décidés de prendre le pouvoir.

Politiques hypocrites, nous vous reprenons ce qui nous appartient.

Que nous reste t-il si vous avez pris la dignité à nos mères, sœurs et femmes ?

Que nous reste t-il si la présence des hommes ne compte pas plus que celui de l’animal de compagnie ?

Que nous reste t-il si à cause de vos armes, les routes de l’école sont fermées ?

Politiques vaincus, vos intérêts égoïstes sont certes protégés et soutenus par vos associés venus de partout, ceux qui vous cachent chez eux sont au même titre que vous, nos pires ennemis.

Messieurs et dames de la mauvaise gouvernance, vos 1% sont dés lors effacés et vous ne représentez aucune force, aucune menace contre l’unité du peuple qui travaille pour sa dignité.

Vous pensiez, vous succéder ainsi et faire de nous vos éternels esclaves ?

Jamais !

Nous prenons le pouvoir, sans être comme vous des marionnettes, mais les maîtres de nos destins, car la mort, vous nous aviez déjà fait voir, la souffrance, elle est notre quotidien et nous ne reculerons devant rien.

Nous prenons le pouvoir, ici, sur nos blogs, dans nos groupes et dans nos villes et villages,  par la force des mots, par la motivation de donner un avenir meilleur à nos enfants.

Nous faisons parler les murs qui ont entendus tous vos manèges. Ils avaient des oreilles, nous leur donnons aujourd’hui la parole. Nous sommes partout dans les places publiques, nous nous formons en communauté des sauveurs de la patrie. Car notre seule arme est la parole et l’accomplissement des actes salvateurs en faveur de notre peuple.

Nous prenons le pouvoir en refusant de participer à vos plans diaboliques.

Nous refusons tout  ce qui vient de vous pour protester contre votre trahison.

Politiques hypocrites, avec nous l’avenir du peuple se décide par lui-même.

Peuple libre, les rues sont désormais notre siège, les places publiques sont désormais nos lits, les murs nous servent désormais de porte voix.

Ils ont la télévision, la radio et les presses. Nous avons les blogs, les réseaux sociaux et les murs dans nos rues.

Peuple libre, le pouvoir nous appartient.

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19. août
2013
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Transition en RCA: Prestation de serment sur fond de terreur

Au cas où la Somalie se cherchait un clone, dites lui que la République cent… Oh que dise-je? Dites lui que la République des Séléka lui ressemble désormais.

Djotodia Séléka
Djotodia sur fond de séleka

Bangui, dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 aout à quelques heures de la cérémonie de prestation de serment du Président de la transition en Centrafrique. Vers 3 heures du matin, les habitants des 1er  et 4ème arrondissements sont réveillés par des crépitements d’arme. De causes inconnues, ces énièmes bruits d’arme dans la ville de Bangui, resurgissent une fois de plus la peur de la population qui vide les rues de la capitale centrafricaine. La capitale de la nation à la bannière aux cinq couleurs, serait devenue la nouvelle Somalie, au point que même une fourmi n’oserai se promener au simple signalement d’une patrouille de la Séléka.

Boy-rabe, à couteau tiré avec les éléments de la Séleka

Réputé proche du président sortant François Bozizé, le quartier Boy-rabe situé dans le 4ème arrondissement de Bangui semble appartenir au viseur rouge du collimateur des autorités de la place. Une fois de plus, c’est dans cette périphérie nord de la capitale banguissoise que les engins de mort de la Séleka ont retenti pour semer à nouveau  la terreur. Faisant état d’un mort et de plusieurs blessés, l’incident armé de la nuit du 18 août, rappelle les événements tragique du 14 avril ayant opposé de jeunes résistants des 4ème et 7ème arrondissements aux éléments de la Séleka, pillant et incendiant des maisons sous prétexte d’une opération de désarmement. Depuis lors, le quartier Boy-rabe est pointé du doigt et reste moins habité en raison des répétitifs soulèvements de la population et des exactions commis par la Séleka, dont on chiffrera à plus d’une trentaine de morts, le bilan des événements du 14 avril dernier. Quartier rouge plus que jamais, les rumeurs faisant de Boy-rabe le quartier de la résistance contre l’oppression sélékiste, ne resteront que des rumeurs et depuis 24 heures, au moment où je publie ce billet, les éléments de la Séleka assiègent Boy-rabe et soumettent à des fouillent scrupuleuses, tout passant, appelé à verser à chaque entrée et sortie, la somme de 250 francs CFA. Boy-rabe serait devenu une arène où même les gladiators paient l’entrée. Ce qui est plus marrant d’ailleurs, c’est que la sortie du désormais célèbre et réputé stade Boy-rabé est payante. Devinez seulement pour quel but, fait-on payer l’entrée d’un quartier à ses habitants ? Les faire fuir bien sûr !

Baissez la tête, Sa Majesté Itno est à Bangui:

Je ne confirmerai pas les allégations d’aucun, disant que le Président tchadien Idriss Deby Itno est pour quelque chose dans la crise centrafricaine, ou du moins, je ne m’alignerai pas derrière les mauvaises langues qui disent que le cousin nordiste serait le parrain politique et même militaire du désormais président de la transition centrafricaine, le très contesté Michel Djotodia. Mais à en croire, le dispositif sécuritaire employé pour accompagner le déplacement de Deby à Bangui, serait digne d’une visite d’Obama à Dakar: circulation de véhicules privés et de transports en commun interdit ; policiers et gendarmes déployés sur toutes les intersections et grandes avenues de la place; quartiers réputés « rouge » placés sous haute surveillance militaire… Euuuh dans le cas du Centrafrique, doit-on dire militaire ou Séléka, puisque selon les dernières informations, Son Excellence, à l’époque où il n’était pas encore officiellement Président de la Transition avait jadis renommé les Forces Armées Centrafricaines, en Armée Républicaine de Centrafrique… Donc officiellement pas d’armée… Bon je ne me retrouve pas dans ce labyrinthe de jeux de mots et ne sais plus quel nom donné à ces gars en treillis armés jusqu’aux cheveux qui font désormais la loi en Centrafrique. Je m’en tiens à cela et remarque que la venue d’Idriss Deby Itno à Bangui, accompagné par un autre acteur de la crise centrafricaine, Dénis Sassous Nguesso, auront bouleversé les habitudes à Bangui. Les petites artères des quartiers longeant les avenues les plus empruntées par les transports en communs ont été prises d’assaut, durant tout le long de la cérémonie de prestation de serment du Président de la Transition, par les taxis, bus et engins à deux roues. Le soir du 18 août, comme depuis le 24 mars dernier, les rues de Bangui sont restées vident et les timides attroupements devant les bars dancing n’auront duré qu’une poignée d’heures.

Si dans son adresse, le nouveau maître de Bangui promet d’œuvrer pour la sécurité et en faveur de la tolérance zéro: « Je vous affirme qu’il n’y aura plus de place pour l’impunité, car l’on ne saurait construire un Etat de droit sans la justice. A cet effet, tous les auteurs – et ceci sans exception – des crimes et délits seront systématiquement traduits en justice et sévèrement sanctionnés », l’ombre de Bozizé, auteur d’une interview fracassante accordée à Rfi le 10 août dernier, plane encore sur le Centrafrique et attise davantage la flamme Séléka qui s’en prend, à qui en déplaise la très démocratique prise de pouvoir de la coalition de la terreur.

Avant c’était la pré-transition, mais ça c’était avant

La transition est lancée pour 18 mois et le capitaine à bord sera bien Djotodia. Contrairement à ceux qui disent que ce dernier n’avait pas toutes les prérogatives du Chef de l’Etat. Et que son Premier ministre Nicolas Tiangaye officiellement plus proche de l’opinion internationale, serait mieux écouté que lui par cette France marionnettiste à la commande des  Bozizé, Djotodia, Tiangaye et compagnie. Désormais et ce pour 18 mois, si le tapis rouge ne l’englouti pas, le seul maître à bord sera bien, Michel. Comme le témoigne son discours, l’heure de l’impunité, qu’il a vu sous semblant d’aveugle aura trouvé sa fin. Mais en attendant qu’il ne se décide à créer un parti politique comme tous les autres putschistes de son acabit, le Président de la République Transitoire de Centrafrique (RTCA)… C’est à la mode maintenant de changer les noms en Centrafrique, nous sommes dans une transition non… Djotodia devrait mieux que quiconque gérer les querelles internes de la Séléka et les histoires de qui à plus d’homme que qui au sein la coalition la plus  tristement célèbre de l’histoire de la République centrafricaine.

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05. août
2013
le nid
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L’après Bozizé : génération arme en main, pouvoir possible

Humour-rébellion-iconographie-PenDesign
Humour-rébellion-iconographie-PenDesign

L’armée les aurait appelé des frères d’arme, la politique a fait d’eux des adversaires, pire encore des ennemis politiques s’étant succédé selon les circonstances à la tête d’une nation en quête d’une véritable identité politique. De Dacko à Bozizé en passant par Bokassa ou Patassé, la fratrie des Oubanguiens alliés de Boganda, aura-t-elle connu sa fin ?

L’histoire s’en souviendra que les hommes forts ne sortent pas tous de la même école, mais que leurs destins se croisent souvent et selon leurs œuvres, ils demeurent éternellement dans la tête des hommes.

Boganda : l’école d’un directoire presque réussi

Prédestiné à conduire les jours de l’ancienne colonie française, devenue indépendante le 13 août 1960, la République centrafricaine dont il est le Président Fondateur, Barthélemy Boganda avec son rêve de fédérer les pays africains sera malheureusement court-circuité par un accident d’avion, le 29 mars 1959.  Aux lendemains de ce décès que certains qualifieraient de ‘’perte pour le Centrafrique’’, l’avenir politique de ce pays situé au centre de l’Afrique se décide depuis la métropole. David Dacko, ami, allié et cousin de Boganda prend avec l’aide de la France, les règnes d’un Centrafrique jeune et prometteur de ses richesses déjà convoitées par le colonisateur d’hier, devenu ami d’aujourd’hui. Se succèdent alors, Jean Bédel Bokassa, officier français, fondateur des Forces Armées Centrafricaine (FACA), autoproclamé Empereur de Centrafrique en 1979 mais déchu la même année par l’opération barracuda, des suites de divergences avec ses pseudo cousins français l’ayant mené au pouvoir douze ans plutôt. Dacko reviendra au pouvoir avant de laisser une fois de plus la place à un certain André Kolingba, sorti lui aussi de la mêlée des leaders politiques façonnés par la France de De Gaule et de D’Estaing. De 1983 à 1993, les relations entre la France et le Centrafrique se caractérisent par la signature d’accords militaires entre les deux nations, on note à ce titre, l’implication d’officiers français dans la formation de cadres militaires centrafricains.

Cependant, l’opinion publique centrafricaine ne prête guère attention au jeu de succession d’acolyte auquel s’adonnent presque involontairement ses leaders, sous l’influence des pays amis décideurs de l’avenir d’un pays souverain comme le Centrafrique. En 1993, Ange Félix Patassé, Premier Ministre sous le régime de Bokassa, accède à la magistrature suprême à l’issus des premières élections présidentielles organisées dans ce pays où depuis l’accession à l’indépendance, les seules élections organisées auront été celles du Référendum constitutionnelle de 1992 des temps du Président Kolingba. Une fois de plus, l’allié de toujours lâche le régime en place et prête sa confiance à un autre élément sortie des rangs de ceux qui ont marché sur les pas de Boganda. Comme Bokassa en 1966, Dacko en 1979 et Kolingba en 1981, François Bozizé arrive au pouvoir grâce un coup d’Etat, le 15 mars 2003.

Bozizé le dernier né de la fratrie

Premier Chef d’Etat centrafricain à avoir mené une rébellion avant d’arriver au Pouvoir, François Bozizé a d’abord servit en tant que homme de corps de l’empereur Bokassa et côtoyant par la suite sous tous les régimes ayant précédés au sein, ceux pour qui il sera désigné par le peuple, le successeur mérité. Sous l’ombre de l’homme fort de Béréngo, aux cotés du Général Kolingba en tant que Ministre de l’information ou encore stratège militaire sous le régime de Patassé en officiant en tant que Chef d’Etat Major des Forces Armées Centrafricaines, Bozizé fait figure du dernier représentant de la fratrie des petits frères des pères de l’indépendance. Ses dix ans de règne illustrent à juste titre son appartenance à cette couche des dirigeants africains, héritant de leurs aînés, d’une Patrie affaiblie par la colonisation, incinérée par les querelles et appauvrie par l’ignorance et dont ils n’ont su quoi faire.

La chute du régime de Bozizé le 24 mars 2013 devrait vraisemblablement boucler le cercle de ceux que l’on qualifierait d’héritiers des premières cinquante années d’indépendance de la République centrafricaine.

Génération arme en main, pouvoir possible

Le Centrafrique serait devenu au courant des vingt dernières années, un territoire où naissent et se reproduisent des mouvements armés incontrôlés de tout genre. La prise de pouvoir de la coalition politico-militaire, Séléka le 24 mars 2013, ouvre le débat sur l’avenir politique de la nation à la bannière aux cinq couleurs. L’ancien Président centrafricain François Bozizé aura-t-il bien marqué, la transition entre la génération des témoins de l’indépendance et celle qu’incarnent, les Djotodja, Gonda, Doutingai Tiangaye et compagnie, qui devront désormais faire face au néo colonialisme? L’homme politique centrafricain applique t-il les leçons qu’il donne ?

Par la naissance innombrable des rebellions dans les quatre coins du pays, inspiré par les Ndjadder, Yalo et Miskine, le principe même de la volonté du peuple, par le peuple et pour le peuple qui est le fondement de la démocratie prônée par tous, serait menacée. Ainsi donc, les armes auront remplacés les urnes pour choisir les leaders politiques en Centrafrique tandis que le compte à rebours appelé transition est lancé depuis la prise du pouvoir par Michel Djotodia. Le verdict final ne sera donné que par l’organisation effective d’élections prochaines.

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28. juin
2013
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Centrafrique: le modele parfait du néant

Secoué une fois de plus ces derniers mois par un énième trouble militaro-politique où, une coalition rebelle se faisant appelée Séléka revendique le pouvoir de Bangui, mon pays la Centrafrique se fait théâtre des scènes indignes des rêves de nos pères fondateurs. Celui de voir une Afrique unie.

Penzy
Penzy

Cela n’est un secret pour personne, le Tchad nation amie d’une Centrafrique à la sécurité fragile est pointé du doigt par tous les camps depuis le début de cette crise. L’opposition militaire et démocratique ou encore les pro-gouvernementaux, assimilent d’un côté comme de l’autre, le frère tchadien à  celui qui met le feu et joue au pompier par la même occasion.

Depuis que des barrières se sont érigées dans presque toutes les intersections des avenues de la capitale centrafricaine, au nom de la sauvegarde de la sécurité intérieure du pays, à l’initiative de jeunes volontaires et au lendemain d’un discours poignant livré par le Président Bozizé, je lis de plus en plus autour de moi, l’inquiétude sur le visage des ressortissants tchadiens, soudanais… Les ressortissant à prédominance « arabou » comme on aime le dire ici. Arabou, ce nom donné en Centrafrique à toute personne musulmane. J’écrivais ceci il y a quelques moins sans savoir que cette même coalition prendrai le pouvoir. Et qu’en est il des « arabou » indexés depuis lors ?

Dans les rangs de la Séléka désormais maîtres de Bangui, ils sont, jeunes, barbus, parlant bien ou mal la langue nationale le Sango depuis lors devenu indice d’indentification de l’étranger. Ils sont responsables ou non des tueries survenues dans les 7ème et 4ème arrondissements aux lendemains de la prise du pouvoir le 24 mars 2013, ils sont les pilleurs ou non de la Fédération Centrafricaine de Football, de CFAO Motors Centrafrique, d’Orange Centrafrique, des églises catholiques, des ONG… La liste est longue, ils sont les responsables des l’assassinat de Djime-Yabongo Guy Floria, de Beladjià M’baïki le 27 juin dernier… Le profil net du Séléka ne laisse pas croire qu’il est tout simplement musulman et  la confusion gagne du terrain dans les familles, dans les groupes et la rue entend dire que les musulmans réclament que leur tour est arrivé d’un coté et que de l’autre coté, la vengeance se prépare.

 Qui en veut aux centrafricains? Qui est centrafricain et qui ne l’est pas ? Le Centrafrique restera t-il laïque, quand on sait que l’église catholique s’en mêle et que l’actuel Président Michel Djotodia est accusé de vouloir islamisé le pays ? Tant de questions que je  me suis posé jusqu’à comprendre que les politiques ont failli et que le peuple a été trompé.

Plus qu’un billet, je prie que la force de ces mots soit perçue au-delà des frontières de mon pays et soit considérée comme un appel car la situation de mon pays est grave. Ce billet s’adresse aux médias, aux pays amis de la RCA et tout autre pays, les prie de venir au secours de mon peuple. Tous les jours, nous sommes témoins ou victimes de meurtres, de kidnappings, de vols et d’exactions de tout genre. Les écoles ferment leurs portes, les églises sont brûlées, la justice n’existe qu’avec la force des armes. Les rues se vident à la moindre alerte. Bientôt nos greniers seront vides car les paysans cultivateurs ont fui leurs champs pour se réfugier dans la brousse, là où la culture ne peut être favorable. Le peuple éleveur perd son bétail au profit des groupes armés qui leur retirent leurs biens et les tuent. Les fonctionnaires refusent d’aller au travail de peur d’être kidnappés. Les artistes sont menacés de mort s’ils s’hasardaient à parler de ce qui se passe. Nous ne pouvons nous taire et laisser notre pays disparaître.

Ce pays qu’est le nôtre, fait bien partie du globe, il a des intérêts humanitaires qui sont les vôtres, son peuple est votre frère. Aidez nous.

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Article : Centrafrique, le remake de 65 ?
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31 décembre 2012

Centrafrique, le remake de 65 ?

Depuis quelques semaines, le Centrafrique vit l’un des pires moments de son histoire. Un mouvement rebelle, un autre encore terrorise et assiège des villes importantes, marchant vers Bangui la capitale où siège le gouvernement de François Bozizé dont les rebelles réclament la démission.

François Bozize
Chef d’Etat centrafricain tennat drapeau. Source JournaldeBangui.com

L’histoire nous le fait dire que le Centrafrique du Régime de David Dacko avait le 31 décembre, assisté à un cout de théâtre de ce type. Jean Bedel Bokassa alors chef d’état major à l’époque renversa en cette date, son oncle de Président et devint lui-même, le deuxième Président de la République centrafricaine de l’histoire. Mais aujourd’hui, même si les dates se ressemble, la situation n’est pas la même.

Objectif Bangui ou Bozizé?

Une alliance rebelle, dixit Seléka dont on ignore la provenance, née il y à peine trois semaines, avance vers la capitale, après avoir occupée d’importantes villes comme Bria, Bambari,  Kaga-Bandoro et pour se pointer finalement à 160 kilomètre de Bangui, à Sibut où leur entrée comme dans les autres villes n’a connu aucune résistance des forces loyales. De son côté, le pouvoir  en place, tenu de main de maître par le général d’armée, François Bozizé, s’est en trois semaines, plié aux revendications du Seleka qui pourtant menace toujours de marcher sur Bangui. Cette rébellion composée de plusieurs factions rebelles reclame entre autre, la formation d’un gouvernement d’union nationale et le départ immédiat de Bozizé. La population centrafricaine quant à elle, s’inquiète et s’enferme d’elle même ou vis à vis de la situation que traverse le pays. Un couvre-feu est instauré depuis le samedi 29 décembre, de 19 heures à 5 heures, à la veille des festivités du nouvel an.

La Saint Sylvestre en famille

Habitué à passer le réveillon dans les kermesses, les boites de nuit ou dans les petits Nganda, l’allure que prennent les événements, à la lumière des trois jours de prière institués par le ministre de l’administration du territoire et du couvre-feu instauré depuis le samedi dernier, Bangui vivra le pire des Saints Sylvestre de son histoire. Les rues sont désertes, les églises prévoient même, la célébration de la Saint Sylvestre le lundi 31 décembre à 15heures. Bien que la jeune population banguissoise à coutume à festoyer jusqu’au petit matin, cette année, ne sera pas comme les autres et avec ou sans l »entrée du Seleka à Bangui, l’arrivée de 2013 restera à jamais gravé dans la mémoire des centrafricains. Un propriétaire de Kermesse que j’ai croisé dernièrement, assure qu’avec ou sans couvre-feu, le centrafricain n’aime pas manquer sa fête. Alors comme le chante un artiste musicien ivoirien, ce soir,  » On s’en fout de couvre-feu ».

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Article : Bangui: la saison des kermesses
actualité
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15 novembre 2012

Bangui: la saison des kermesses

Réputée pour être l’une des villes où l’on rencontre à chaque coin de rue au moins deux bars dancing, ma capitale et ses habitants adorent les fêtes et les lieux de fêtes.

Kermesse-Bangui
Source: thomaslecoq.blogspot.com/

Depuis un certain temps, une distraction devenue habituelle  pendant les deux derniers mois de chaque année, fait vogue dans la capitale au fleuve longeant. Les kermesses qui animent les places publiques, transformées pour la circonstance en de véritables lieux de détentes nocturnes par excellence, attirent plus de monde en eux seuls que les  places publiques et autres lieux touristiques de Bangui. Plutôt adepte de jeux vidéos et des réseaux sociaux, j’ai promené mon regard ces derniers temps et sorti de mon monde de geek pour me mettre dans la peau d’un vrai banguissois.

Le résultat !

Loin d’être un expert en étude de fréquentation des lieux ou pire encore un anthropologue, j’ai remarqué  que le centrafricain est festif. Ou pire! Il aime les endroits où, les trois B répondent présents! Trois B? Non ne me dites pas que vous ne savez pas!!! La bière, la bouffe et la baise!!! Le résultat de cette étude imprévisible et informelle m’a donc permit la semaine dernière de constater que le mois de novembre à Bangui a sa particularité. En novembre, des places publiques sont prises d’assauts par les « Kota zo » de la place qui proposent au plaisir des habitants environnant, ces sortes de foires que je qualifierai volontiers de  « foire à la bière ». On y trouve, toutes les marques de boissons locales ou étrangères, grillades et autres petits plats au menu des stands qui font le paysage de ces kermesses.

Comme les marchés saisonniers

Dans mon livre de CM2 que je ne quitte jamais depuis cette classe qui me laisse tant de souvenir, j’avais lu que dans certains villages reculés d’Afrique comme dans mon village maternel d’ailleurs, le marché se tient, à des périodes déterminées. Je fais le rapprochement ici avec ces kermesses où, à cette période de l’année, les petits commerces se bousculent pour s’arracher un stand afin de proposer leurs articles qui pour certains ne tireront pas bénéfice mais s’y prêtent juste pour participer à ces moments de délires festifs. Ces commerçants saisonniers investissent toute une fortune, pour obtenir des stands et autres espaces ne mesurant pas plus de cinq mètre au prix de 45 à 50 mille francs CFA, allant d’une kermesse à une autre. En retour, le propriétaire du stand à droit, à l’électricité et la possibilité de payer aux prix de la brasserie, les boissons qu’il revendra  à un prix un peu plus élevé que dans les autres bars à l’extérieur. La Mocaf nationale vendue à 550 francs est revendue à 700 francs dans le stand, où j’ai fais escale. Dans ces beaux petits villages, où on y trouve, espace de jeux vidéo, petits « Nganda » et « cabritérie », l’ambiance est bon enfant. Au tour d’une scène de spectacle, où se succèdent tous les soirs, musiciens, rappeurs et artistes en herbes… Ai-je dis herbe? Oui, dans ces kermesse où on y trouve presque tous. Les petites canailles de la places, appelées « Godobé »  s’invitent eux aussi à la fête et il suffit de demander pour avoir. Ici, le chanvre indien ou d’autres stupéfiants se vendent comme des petits pains, sans la sanction de personne. Après tout, ceux qui tiennent ces kermesses ne sont autres que les « Kota zo » de ce pays.

Le calendrier des boucantiers

Quand, novembre ouvre ses portes et que les kermesses s’installent, le petit boucantier banguissois établit son calendrier festif.  Tel un glossaire des rendez-vous à ne pas manquer, de tous les rendez-vous des rendez-vous,  les principales dates des  fêtes ici, se comptent du bout du doigt mais sont maitrisées par les adaptes de ces foires. Ainsi donc, les, 1er, 24 et 25, 30 et 31 décembre et 1er janvier, les kermesses ouverts aux quatre coins de la ville de Bangui sont bandées de monde. Ils y viennent de tous les coins de Bangui en couple, entre amis ou famille et repartent souvent les poches vides.  L’accès à ces lieux de fête nécessite une petite bourse.  Que se soit à la Kermesse de Marabéna ou à celui de Bonga-Bonga, l’entrée lors de ces dates est le même, il faut débourser 1000 franc CFA et  s’assurer d’une bonne petite boisson ou plus et peut être celle de son ou sa compagne…

En attendant, les kermesses et leurs abonnés toujours présent, préparent la célèbre fête du 1er décembre bien que cette fête de la proclamation ne soit pas célébrée cette année à Bangui, je tiens le pari pour lequel, il y aura autant de monde dans les kermesses que les années précédentes.

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Article : Obama, un tour et puis s’en va?
actualité
1
6 novembre 2012

Obama, un tour et puis s’en va?

Et si le collègue sortant de l’oncle Sam copiait le modèle français nommé Sarkozy !

sarkozy-et-obama
sarkozy-et-obama
source google

Pendant que tous les yeux sont rivés vers l’Amérique qui s’apprête à élire son  45ème Président, une idée me hante, me faisant penser à l’aventure politique française de Nicolas Sarkozy qui à fait couler tant d’encre depuis quelques années. Pourquoi faire un lien entre l’Amérique et la France, entre Obama, aimé de presque tous et un Sarkozy dont les meilleures images que je garde restent, celle apparus dans les guignols de l’info de Canal Plus? Pour moi, Obama et Sarkozy sont apparus en même temps, et devront disparaître au même moment.

Obama-Sarkozy, l’encre et la plume

Alors que l’élection présidentielle française de 2007 promettait Ségolène Royal à la tête d’une France en quête de renouveau, un certain Nicolas Sarkozy, lui ravit à celle-ci son joyau, en raison de cette célèbre colère télévisée de la future potentielle présidente de la France.  Les français avaient alors fait confiance à un inconnu qu’à un leader plutôt nerveux. Un choix justifié pour une France à laquelle, la politique extérieure s’agitait de plus en plus. A l’image de ses relations avec la Côte d’Ivoire  ou encore  le Tchad. L’illustration que me fit un jour, un grand ami journaliste, bien qu’osée me semble réelle: «  La France est encore trop conservatrice pour accepter une femme » me confia un jour cet homme de lettre. Le choit de Sarkozy à la présidence française serait donc une erreur de genre? Une question à la quelle, la France électrice de l’époque seule pourrait répondre. De l’autre bout du monde, l’Amérique elle avait choisit deux années plu tard, un certain Barak Obama. Un héro afro-américain digne des rêves de Kunta-kinté. L’Afrique se voyait alors Président des Etats Unis d’Amérique, de quoi pousser de nombreux africains et afro-américain à croire et affirmant même que le rêve américain se réalise. Lequel? Celui de voir un noir dirigé les Etats Unis? Rien qu’avoir cette idée, ces noirs qui pensent ainsi ne deviennent-ils pas racistes? Pour moi, La France et les Etats Unis avaient dés lors emprunté un nouvel élan. La première avait choisit un président contesté le jour même de son élection et le deuxième, avait fait confiance à un homme dont presque tout le monde ou presque voulait approcher. Ces deux formeront, par la magie des politiques occidentales, malgré leurs différences, ce que je qualifie d’un couple Franco-américain, aux commandes de la galaxie mondiale.  Et verront leurs noms apparaître souvent en commun comme c’est le cas ici, pour témoigner de ces périodes, les plus agitées de l’histoire du monde.

Obama again?

Loin des statistiques politico-scientistes, j’affirme avoir un trac à la place de ce géant démocrate aux origines diverses. Un nom d’origine peul, descendant directe de l’Afrique migrante de notre siècle et Américain tout de même, cet homme appartient-il au monde et pourra briguer un deuxième mandat? Avec ses 1 milliard de dollars pour la campagne qui s’achève, Barak Obama et les démocrates américains compte sur le vote massif des femmes, des Hispaniques, des Noirs et des jeunes qui se prononcent traditionnellement plutôt en faveur des démocrates. On devra revoir d’ici le 7 novembre prochaine, le gentleman de l’Illinois, une fois de plus à la Maison Blanche.

En attendant, de loin et même à Bangui dans la capitale centrafricaine, des milliers de personnes veilleront pour attendre les premiers résultats des présidentielles les plus populaires au monde.

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Article : Génération 3G: luxe ou manipulation au profit des TICs?
le nid
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2 novembre 2012

Génération 3G: luxe ou manipulation au profit des TICs?

 De Bangui à Birao, en passant par Baboua jusqu’à Berberati, la communication via le téléphone portable ou internet, fait l’affaire de plus d’un centrafricain. Ceux pour lequel, communiquer paraît aussi facile que jamais. Communiquer ! Oui, cet exercice devenu un luxe auquel s’adonnent toute une génération, laisse bien des bénéficiaires.

 

On les compte en nombre ces petits fils de l’ancêtre télégraphe qui a fait les beaux jours de la communication aux siècles passés. Eux, ces téléphones portables multifonction, services internet et autres appareils multimédias ne sont plus de simples outils de communication. Ils ont forgé en une décennie, une génération numérique à l’aube des années 2000 et continuent leur apogée. A Bangui comme dans d’autres villes de la République centrafricaine, tous veulent se distinguer par un modèle hi-Tech. Dans les rues de la capitale au fleuve longeant, on ne peut croiser plus de trois passants sans se rendre compte, qu’un d’entre eux possède un appareil 3G ou du moins, un appareil multifonction. Ces appareils  sont devenus des accessoires de luxe pour les uns et indispensables pour les autres de par leur utilité. La liste est longue et on ne sait plus quel appareil remplace un autre ou lequel est plus utile que l’autre. Le téléphone portable double sims, l’appareil photo numérique ou encore la Play Station Portable partagent le plus souvent des fonctionnalités communes, mais pourtant tout le monde ou presque veut les avoir en même temps.

La 3G, une innovation technologique.

Très techniquement, avant la rédaction de ce post, j’étais de ceux qui pour se faire voire ou tout simplement pour joindre l’utile à l’agréable, s’efforçaient par tous les moyens de s’offrir un téléphone 3G. Loin d’un cours d’informatique, de manière très simple j’avais appris que le terme 3G désigne la troisième génération de la téléphonie mobile succédant à la 1G et la 2G, entre autres la Radiocom 2000 et le GSM. Selon Hervé un collègue de travail, cette technologie permet en effet, des débits bien plus rapides, que ceux des générations précédentes. Ce qui me plaisait en tout cas, c’était l’accès à internet ou le visionnage de vidéos sur un téléphone portable que proposait cette nouvelle technologie.

Qui est 3G à Bangui?

Tout le monde ou presque possède à Bangui un téléphone portable 3G, au grand profit des vendeurs installés ça et là, affichant sur ces luxueuses machines des prix à couper le souffle. Cher ou pas cher le mobile 3G est présent au pays. Le tout nouveau de la liste, apparu ces dernières semaines est le BlackBerry Bold 9900 vendu à 430 000F CFA par la société Orange Centrafrique. Un prix à la hauteur du produit? Un produit adapté à la réalité du pays? Autant de question qui renvoient à « Qui à un 3G et qui sait s’en servir? Ainsi pour élucider, j’ai développé un mécanisme assez banal. J’active le Bluetooth de mon téléphone, je lance la recherche des périphériques voisins. La liste d’utilisateur qui s’affiche me permet de savoir qui possède aux alentours, un téléphone 3G. Je résume en fait que 3 centrafricains sur 4 éteignent leur Bluetooth après utilisation, afin d’économiser de l’énergie et leurs confidentialités. Car si l’on ne le sait pas, certaines personnes sauvegardent des données personnelles sur leurs téléphones. Cette petite étude me permet donc de croire qu’un bon utilisateur de mobile 3G est celui qui prend soin de son appareil et maîtrise ses fonctionnalités.

Au profit de la réduction de la fracture numérique.

Au nom de la réduction de la fracture numérique qui depuis l’avènement de l’internet et des accessoires hi-Tech, est devenu le combat du siècle, dépassant même le fléau du VIH SIDA, la prolifération des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication s’aligne dans la logique qu’un combat contre l’illettrisme de la première décennie 2000. L’utilisation d’un téléphone mobile 3G contribue en fait à augmenter le nombre de personne ayant accès à l’internet, me confie ClavinBcar si l’on se réfère à la réalité du pays, les quatre opérateurs de téléphonie mobile présent sur place, proposent des services internet mobile à moindre coût et souvent gratuitement. Un étudiant en Science de l’Information et de la Communication me confie également qu’il est économique pour lui de posséder un téléphone à multiple fonctionnalités car cela lui économise de payer un ticket de connexion à internet, de s’acheter une clé USB et l’évite d’un manque d’appareil photo en présence d’un fait auquel il assiste. Si le nombre d’utilisateurs d’Internet pour 1000 habitants en 2008 était de 4, la réduction de la fracture numérique passe également par l’accès à internet via son téléphone portable. Les récents services internet proposés par Orange Centrafrique et Telecel Centrafrique, interviennent à juste titre pour réduire cet écart vis à vis d’autre pays du continent où le taux de pénétration d’internet est nettement plus élevé, à l’exemple du Nigeria avec 30 % de pénétration.

Le constat est positif quand on sait que l’objectif premier d’un centrafricain en utilisant un téléphone, en plus d’émettre ou de recevoir des appels est de s’offrir un luxe mais aussi de contribuer sans le savoir à lutter contre le phénomène de l’illettrisme du numérique.

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l'Afrique offre un nid aux TICs

Auteur·e

L'auteur: nid2tic
Prince Eric Ngaibino, dit Penzy, est un amoureux de l’art et de la culture en général, journaliste de formation, ses principales œuvres sont ‘’l’or noir d’akwa’’ , l’illustration de la nouvelle ‘’la Nouvelle’’ publiée par l’association CELCIA et l’exposition des dix mots de la francophonie à l’Alliance française de Bangui en Mars 2010. On ajoute à ses créations, quelques dessins de presse dans un quotidien de la place (Le confident). Aujourd’hui il allie son talent de dessinateur aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, à travers des créations faites à la main et retouchées via des logiciels informatiques de créations visuelles dont lui-même à le secret. Entre bande dessinée, conception de logo, réalisation de toile via ordinateur création de modèles de mode, son plus grand rêve est exposé ses créations au musé du Louvre. L'écriture, s'ajoute à ses goûts artistiques et il tient aujourd'hui, le blog nid2tic pour parler de son univers et des Ntics qui le fascinent tant. « Je suis le Da Vinci des temps moderne », dit-il car pour lui, aucune créations artistique ou intellectuelle n'a de secret pour lui que quand il ne s'y intéresse pas.

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