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Prince Eric Ngaibino, dit Penzy, est un amoureux de l’art et de la culture en général, journaliste de formation, ses principales œuvres sont ‘’l’or noir d’akwa’’ , l’illustration de la nouvelle ‘’la Nouvelle’’ publiée par l’association CELCIA et l’exposition des dix mots de la francophonie à l’Alliance française de Bangui en Mars 2010. On ajoute à ses créations, quelques dessins de presse dans un quotidien de la place (Le confident). Aujourd’hui il allie son talent de dessinateur aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, à travers des créations faites à la main et retouchées via des logiciels informatiques de créations visuelles dont lui-même à le secret. Entre bande dessinée, conception de logo, réalisation de toile via ordinateur création de modèles de mode, son plus grand rêve est exposé ses créations au musé du Louvre. L'écriture, s'ajoute à ses goûts artistiques et il tient aujourd'hui, le blog nid2tic pour parler de son univers et des Ntics qui le fascinent tant. « Je suis le Da Vinci des temps moderne », dit-il car pour lui, aucune créations artistique ou intellectuelle n'a de secret pour lui que quand il ne s'y intéresse pas.

Festival Ti-î : la culture centrafricaine célébrée au Cameroun

Hors des frontières de la nation aux cinq couleurs, des artistes et entrepreneurs culturels africains se mobilisent pour célébrer la culture du cœur du continent. Réunie autour de « l’idyllique » finaliste du prix découverte RFI 2014, Idylle Mamba, la communauté centrafricaine au Cameroun s’apprête à accueillir la première édition du festival « Ti-î ».

Festival Ti-î

Jeux de société représentés au TIF2017©Dessin Penzy

Les 2 et 3 décembre prochain, le temps d’un festival, Douala incarnera la capitale de la culture centrafricaine sur les pelouses du stade Youpwé.

Porté par le laboratoire de musique et d’art DUKE’Ziki et sa promotrice Idylle Mamba, le Ti-î Festival ou « Notre festival », vise à promouvoir la culture centrafricaine au-delà de ses frontières. Au cœur de ce rendez-vous qui allie art et diplomatie, l’honneur est donné aux jeux de sociétés typiquement centrafricains et à la promotion des talents artistiques centrafricains sur la scène internationale. « L’idée est de reconnecter les centrafricains à leur culture d’origine … » affirme la promotrice du festival, alors que la Centrafrique est sujet à une crise identitaire alimentée par de nombreuses années de crises militaro-politiques. Le professeur Alphonse Blagué le dit dans son introduction de thèse de doctorat en Sociologie :

«  La République centrafricaine, aussi paradoxale que cela puisse paraitre, est à la recherche de son identité et de la légitimité populaire… A-t-elle toujours été la patrie du Zo Kwe Zo de Barthelemy Boganda ? »

Toujours d’actualité, les récentes crises ont provoqué une importante dégradation des relations sociales entre les communautés. Aujourd’hui, à travers cette fête des cultures bantoue, les communautés peuvent se réconcilier autour de la riche diversité culturelle du pays. Pour tourner la page de la crise, les initiateurs de ce festival veulent renouer avec le « vivre ensemble ». A l’affiche de cette rencontre culturelle des centrafricains de l’étranger :  des créations artistiques et des jeux de société très célèbres en Centrafrique.

Pays d’accueil du festival, le Cameroun, considéré comme « l’Afrique en miniature » ( parce-que se situant au carrefour de la culture en Afrique centrale et aussi en raison de sa diversité ethnique), compte depuis des années une très forte communauté centrafricaine. Il ouvre donc grandes ses portes aux artistes invités pour la circonstance.

En tournée de préparation à Bangui en octobre dernier, les responsables du Festival Ti-î ont reçu l’accord du gouvernement centrafricain auprès du Ministère de la Culture et du Tourisme. Accord « verbal » selon lequel « le gouvernement s’engage à 100% pour la réussite du festival ». Pourtant, à moins d’un mois du rendez-vous de Douala, les promesses tardent à se réaliser. Les délégations d’artistes sont attendues dans la capitale camerounaise vers la fin du mois de novembre mais certaines dispositions ne sont pas encore totalement remplies, explique Teza Gboko, chargé de communication du festival.

Alors qu’une attaque à la grenade a fait des victimes lors d’un concert à Bangui le 11 novembre dernier, la volonté des organisateurs du festival reste inébranlablement celle de réconcilier les cœurs par le biais de la culture. Des groupes d’artistes, dont la compagnie théâtrale « Les Perroquets », finaliste de « l’Afrique a un incroyable talent« , se produiront pendant deux jours devant la plus grande communauté centrafricaine vivant à l’étranger.

Les Paysans Centrafricains offrent un asile doré à Kémi Seba

Front Anti CFA en Centrafrique

Photo de famille des manifestants du 16 septembre à Sao

Sur le front anti-CFA, l’ONG Urgence Panafricaniste et l’Association des Paysans Centrafricains s’unissent contre la monnaie coloniale en Afrique et invitent le leader du mouvement à rejoindre la capitale centrafricaine. C’est au cours d’une conférence avec la population organisée simultanément avec d’autres rassemblements autour du retrait des pays de la zone franc que le ton a été donné.

Alors que de nombreuses villes d’Afrique et du monde se sont levées pour dénoncer le mécanisme colonial du franc CFA, une rencontre d’information avec la population s’est déroulée aux bords du fleuve Oubangui devant un public diversifié, venu des quatre coins de Bangui. Initialement prévu à Bimbo, ville périphérique de la capitale centrafricaine, le rassemblement mondiale anti-CFA du 16 septembre lancée par l’ONG Urgence Panafricaniste s’est finalement tenue dans le 7ème arrondissement de Bangui, dans les locaux de l’Association des Paysans Centrafricains, où environs 200 personnes se sont réunies.

Bida Koyagbélé, président du mouvement Kité et de l’Association des Paysans Centrafricains, populaire dans le milieu anti-oligarchie française pour avoir refusé en 2015, la main de l’ambassadeur français Charles Malinas –pour dénoncer l’implication de la France dans la crise en RCA -, a devant l’assistance, invité l’activiste Stélio Gilles Robert Capo Chichi, alias Kémi Séba, à venir s’installer en République centrafricaine : « Kémi Seba est un fils d’Afrique. Si d’autres le chassent de chez eux, nous lui offrons la terre et l’hospitalité dont il a besoin pour mener à bien le combat qui est aussi le vôtre ». Le polémiste franco-béninois, expulsé du Sénégal où il a brulé un billet de 5000 francs CFA en forme de protestation en août dernier, devra bénéficier d’un hectare de terre arable et d’une demeure au bord du fleuve Oubangui dans le village Sao, a expliqué Jéhu Komboko, coordonnateur de l’APC.

Plusieurs activistes et membres de la société civile centrafricaine ont fait le déplacement pour rejoindre le rassemblement et « marquer l’adhésion de la jeunesse à cette lutte de toute une génération », a assuré le rappeur Azouka, de l’Organisation des Jeunes Leaders de Demain. Les rangs du désormais très célèbre front anti-CFA, dont l’objectif sur le long terme est de sortir définitivement de la zone CFA, se serrent. L’organisation devra compter les jours prochains l’arrivée de nouveaux résistants unis pour la cause.

Pour l’ONG Urgence Panafricaniste, le rassemblement du 16 septembre est la première d’une longue liste d’activités de sensibilisation, d’information et de formation adressées à la population dans le but d’éclairer sur la question du très controversé francs CFA. « Il est de notre devoir d’informer le peuple du danger que représente cette monnaie de servitude et d’en appeler à l’adhésion de tous les africains et amis de l’Afrique à rejoindre le mouvement » a martelé le représentant de l’organisation en Centrafrique.

Le débat autour du retrait des pays de la zone CFA atteint la République centrafricaine, alors qu’une crise politique et sécuritaire met à mal ce pays dont l’économie s’est renforcée de 4,5% en 2016, essentiellement grâce aux aides internationales.